Géologie et topographie

 

D'un point de vue géomorphologique, le Centre Ouest Bretagne est dominé par le relief linéaire des Montagnes Noires au sud, les Monts d'Arrée au nord ouest et le Massif de Quintin au nord est. Au centre de ces trois ensembles on trouve un bassin carbonifère (sédiments). Ce contexte géologique particulier du COB, conditionne la structuration du réseau hydrographique.

En effet, le sol est globalement imperméable et favorise ainsi :
le ruissellement sur les pentes et secteurs escarpés, ceci explique l’importance du réseau hydrographique,
l’accumulation d’eau en fond de vallées, et notamment dans la partie centrale du COB, avec la présence de tourbières et marais.

Le Centre Ouest Bretagne possède une ressource en eau de qualité qu'il convient de protéger efficacement.
Le Centre Ouest Bretagne constitue, un "château d'eau" pour la Bretagne. Le réseau hydrographique dense est à l'origine des 5 plus importants bassins versants de la région. On y retrouve ainsi, les "têtes" de bassin versant de l'Aulne, du Blavet, de l'Ellé, de l'Odet et du Scorff.


Par Arthur CHARLES Maire Honoraire de la Harmoye

LA CIME DE KERCHOUAN 318 M D’ALTIDUDE

Zone immergée à l’ère primaire d’une mer peu profonde, et sortie des eaux à l’ère secondaire pour s’élever à 4000 M d’altitude, nous disent les géologues, avec comme il se doit à cette altitude, la formation de glaciers. Les millions d’années se succédant, notre écorce terrestre, toujours instable, fait que cette montagne est devenue la Cime de KERCHOUAN par érosion, mouvement de l’écorce et affaissement dans certaines zones, etc….
Cette cime portait le nom de Mont Jovis pour les tribus primitives de Bretagne (les Osismes, les Vénètes et les Coriosolites) qui se rejoignaient ici (d’après l’excellent livre de Monsieur Even).

La particularité de cette zone, devenue colline arrondie, est que les émergences de sources ne se font qu’à 50 m-60 m en dessous du point culminant de cette colline.

L’eau de pluie pénètre facilement dans ce grès armoricain, très fissuré, sur toute cette colline. Le ruissellement est quasi nul par la nature du terrain lui-même et de part la végétation taillis et forêt, Cette zone est seulement traversée par la route dite "des Crêtes".

Partant de ces données géologiques et climatiques,

- entendu que sur cette colline la pluviométrie est de l’ordre de 1,10 m par an, en moyenne, sur 10 ans,
- que d’autre part la colline est flanquée de pingeaux (terme géologique qui signifie crevasses de glaces chargées d’agile et d’autres sédiments peu perméables sur les flancs),
on peut se livrer à une étude approximative du volume d’eau contenu dans ces 500 hectares sur cette profondeur moyenne de 50 m avant émergences,
soit un volume de terrain de 250 millions de m3
qui reçoivent par an, en moyenne, 5 500 000 m3 d'eau...

Une fraction de celle-ci va alimenter la végétation de taillis de forêt, l’autre partie pénètre facilement dans ces roches très fracturées et va dans plusieurs endroits autour de cette colline, alimenter de nombreuses sources :
dont celle du Gouët sur le versant de la MANCHE ;
celle de l’OUST sur le versant ATLANTIQUE,
de même que quelques autres sur le côté plus à l’Ouest vont alimenter des ruisseaux qui vont rejoindre le Sulon et Le Blavet, et bien sûr, ce volume d’eau cité ci-dessus, et non encore émergé par les sources sus indiquées, va continuer sa pénétration, alimentant les nappes phréatiques entre la côte 200 à 260 m.

Ce qui fait dire au Professeur MILLON, géologue ancien Maire de Rennes, qui est venu ici en ma compagnie en 1966, avec lequel j’ai eu l’honneur de travailler aux fins de réaliser l’adduction d’eau du Syndicat intercommunale du Guercy, en captant quatre sources importantes sur le flanc EST-NORD.EST et SUD, nos Amis du Haut-Corlay et Corlay captant à leur profit quelques sources à l’Ouest:

« Que nous avons ici le plus grand château d’eau Européen équivalent à l’Alaska Canadien et à l’Alaska Russe ».

A. CHARLES