Le château de Corlay

(Auteur : Anatole de Barthélémy)

Au XIXe siècle et au début du XXe, des historiens, des érudits locaux et des amateurs éclairés se sont livrés, dans les services d'archives et sur le terrain, à des enquêtes longues et opiniâtres.

« Le château de Corlay, assis en la ville et paroisse dudit Corlay, lequel est clos et fermé de hauts et puissants murs à mâchicoulis et canonnières, et de 6 grosses tours, et plusieurs corps de logis qui sont presque tous ruinés », écrivait Anne de Rohan en 1681.
Construit à partir de 1195, l'ancienne forteresse abrita les seigneurs de Corlay jusqu'au XIVe siècle. A la fin du XVe siècle, le vicomte Jean de Rohan obtint l'autorisation de restaurer cette forteresse en ruines. Mais à partir du XVIIe siècle, les bâtiments abandonnés par les sires de Rohan tombèrent en ruines.
On assiste à l'occupation du château pendant les guerres de la ligue, la prise de la ville par le sieur de Liscoët, et sa garde par les Espagnols en 1593.
L'auteur relate scrupuleusement les droits de la châtellenie en 1681, fait l'inventaire des bijoux et du mobilier des vicomtes de Rohan au château du Gavre en 1462, et donne la liste chronologique des seigneurs du XIIe siècle à 1757.

Autant de détails qui font de cette notice un document indispensable tant aux habitants de Corlay soucieux de conserver leur passé, qu'aux historiens à la recherche du temps perdu.

Château fort de Corlay  et promenade autour de I'étang

Seuls deux tours massives et une partie de ses remparts ont subsisté à son démantèlement ordonné par Henri IV. Ses ruines donnent sur un étang qui promet d'agréables balades.

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HISTOIRE LOCALE par le vicomte Henri FROTIER de la MESSELIÈRE
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 C’est l’histoire du canton et de l’ancienne châtellenie qui est retracée ici.

Ce livre, superbement illustré par l’auteur, est publié dans la collection Monographies des villes et villages de France, dirigée par M.-G. Micberth (plus de 2 100 titres parus à ce jour). « Corlay, petite ville et chef-lieu de canton des Côtes-du-Nord, s’étend au carrefour des routes de Quintin à Rostrenen et de Guingamp à Pontivy, écrit l’auteur au début de son ouvrage.

 La ville est un gros bourg à maisons peu élevées entourant la place de son église, jadis encombrée de constructions qui en masquaient le clocher, avec quelques rues latérales entre son château féodal et la chapelle Sainte-Anne qui la limitent au nord et au sud. Sur la route de Quintin, une fontaine monumentale, transformée en lavoir, est ornée des bustes anciens en pierre de saint Alain et de saint Jean, de bonne facture.
 Un aveu du 28 juin 1681 mentionne l’importance du fief de Corlay. La cité fut en effet le chef-lieu d’une chastellenie encore plus considérable, avec juridiction en Caurel, Laniscat, Merléac, Le Quillio, Rosquelfen, Saint- Gelven, Saint-Gilles-du-Vieux-Marché... C’est à travers ces territoires que nous allons faire une excursion historique, touristique et archéologique. »
LE CANTON DE CORLAY
 Visiter le terroir de Corlay, canton et ancienne châtellenie, en compagnie d’un guide aussi éclairé que le vicomte Henri Frotier de la Messelière, historien, archéologue et illustrateur inspiré, membre (de surcroît) de plusieurs sociétés savantes de Bretagne, n’est pas un mince privilège. L’auteur de cet ouvrage ne se contente pas, en effet, de dresser un tableau d’ensemble, précis et détaillé, de Corlay et de ses environs, à l’intention des touristes et des promeneurs, mais il évoque aussi l’histoire des localités et des sites, des édifices (civils et religieux) et des lieux-dits, en notant leur évolution, tous les changements intervenus au fil du temps. C’est ainsi que la description qu’il fait du canton et de la châtellenie (de Corlay, mais aussi de Haut-Corlay, Plussulien, Saint-Martin-des-Prés et Saint-Mayeux), illustrations à l’appui, s’accompagne d’informations qui enrichissent singulièrement le propos : la chapelle Sainte-Anne, vénérée par les Corlaysiens, fut mentionnée dès 1428, mais reconstruite au XVIe siècle et « restaurée de nos jours ».
 Quant au château, « bâti de temps immémorial », il fut reconstruit de 1473 à 1493 par Jean, vicomte de Rohan, mais le plancher de l’une de ses salles s’effondra pendant une réception donnée par le redoutable ligueur Guy Eder de Fontenelle ; Correc, « en 1905, avait conservé sa fière allure, ses tours à coupoles à peu près en bon état », mais ensuite il perdit son donjon, « par mesure d’économie » ; le petit bourg du Quillio semble formé de manoirs, l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Merléac est une reconstruction de 1673, avec tour de 1857, les chapelles (en Merléac) dédiées à saint Maudez, saint Nicolas, saint Julien et saint Luc ont aujourd’hui disparu et le manoir du Bot, tout près de Saint-Martin-des-Prés, conserve une curieuse galerie, formant porche ... Toutes ces informations, qui ne laissent aucun détail (historique, géographique et archéologique) dans l’ombre, sont suivies d’un recensement nominal, par ordre alphabétique, de toutes les terres, manoirs, monuments et lieux, des seigneurs et sénéchaux, procureurs et alloués, lieutenants, capitaines et gouverneurs, vassaux et familles propriétaires sur le terroir.
 
 Réédition du livre intitulé Le canton et la chastellenie de Corlay, paru en 1946.
Réf. : 482-2117. Format : 14 x 20. 80 pages. Prix : 10 €. Parution : avril 2004.
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