Le tertre aux Coulombs
Le territoire du Haut Corlay renferme le plus ancien monument de I'histoire armoricaine ; le Tertre aux Coulombs, point de jonction des frontières des tribus gauloises, curiosolites, osismiennes et venètes, à proximité des sources de l'Oust et du Gouët. (voir point sur la carte)
Du point de vue purement géographique, la cote 316 de la cime de Kerchouan correspond au point de jonction des limites des trois cités armoricaines. On peut donc estimer qu'il s'agit d'un point de cepère qui remonte au minimum à 500 ans avant J.C. Tout dépend à quelle date on fait arriver les Celtes en ce pays. Mais rien ne prouve que ce repère n'avait pas été déjà déterminé par des populations antérieures, les Gaulois n'ayant fait bien souvent également que de se servir des données de leurs prédécesseurs. En vertu de quoi, nous pouvons dire que ce point précis est l'endroit historique le plus ancien de toute l'Armorique occidenntale.
Mont Jovis (par Claude Even)
Si nous remontons le Gouët, nous trouvons sa source près de la crête de la cime de Kerchouan, auprès de la ferme du même nom. A neuf cents mètres de là, de l'autre côté de la cime, on trouve aussi la source de L'Oust, rivière qui a constitué elle-même la limite entre les Curiosolites à l'est et les Vénètes à l'ouest. Autrement dit, si l'on rejoint l'embouchure de la Vilaine, qui n'est que le prolongement de l'Oust, à celle du Gouet, nous obtenons une ligne continue dont le point commun et culminant se trouve à Kerchouan! A l'est, les Curiosoolites et les Namnètes; à l'ouest, les Ossismes et les Vénètes.
Et ce n'est pas tout. Ce point précis de Kerchouan correspond aussi à la ligne de partage des eaux entre le Trégor, au nord, et le Poher oriental, au sud, lequel a probablement fait partie du Vannetais.
Elles correspondent bien en réalité à des formes hYpochoristiques de Jovis. Compte tenu des éléments géographiques indéniables qui s'y àttachent, la cime de Kerchouan doit donc être identifiée au Montis Jovis cité par Nennius.
